Selon le HCR, le premier groupe de migrants et demandeurs d'asile en provenance de Libye, ont atteri ce jeudi à Kigali.




Des migrants secourus après un naufrage, dans la ville côtière de Khoms, dans l'ouest de la Libye, le 26 juillet 2019-

 

 

 

Le Rwanda a accueilli ce jeudi soir le premier groupe de réfugiés et demandeurs d'asile en provenance de Libye, dans le cadre d'un accord signé récemment entre ce pays, le Haut Commissariat aux réfugiés et l'Union africaine.

L'avion affrété par le Haut Commissariat aux réfugiés a atterri à Kigali cette nuit. À son bord, 59 hommes et 7 femmes, en grande majorité Erythréens, mais aussi Somaliens et Soudanais. Le plus jeune migrant en provenance des centres de détention libyens est un bébé de 2 mois et le plus âgé un homme de 39 ans.

Ils ont été accueillis en toute discrétion, très loin des journalistes qui n'ont pas eu accès à l'aéroport international de Kigali. « Ce ne sont pas des gens qui reviennent d'une compétition de football avec une coupe et qui rentrent joyeux. Non, ce sont des gens qui rentrent traumatisés et qui ont besoin d'une certaine dignité, de respect. Ils étaient dans une situation très chaotique », justifie Olivier Kayumba, secrétaire permanent du ministère en charge de la gestion des Urgences.

Des bus les ont ensuite acheminés vers le site de transit de Gashora, à quelque 60 km au sud-est de Kigali. Une structure qui peut accueillir pour le moment un millier de personnes, mais dont la capacité peut être portée rapidement à 8 000, selon le responsable rwandais.

Les réfugiés seront accueillis dans un centre de transit avant d‘être réinstallés en plusieurs points du territoire rwandais ou rapatriés, s’ils le souhaitent, dans leur pays d’origine.

Un autre avion avec 125 personnes est prévu mi-octobre, a indiqué à l’AFP un reponsable de l’ONU.

Le HCR a appelé dimanche à davantage de "solidarité internationale" pour permettre la réinstallation de réfugiés bloqués en Libye, qui endurent des conditions très difficiles notamment dans les centres de détention.

« Nous continuons à appeler à la générosité de la communauté internationale pour permettre davantage d'opportunité de réinstallation" de réfugiés, a déclaré à l'AFP le chef de mission du HCR en Libye, Jean-Paul Cavalieri, à Tripoli.