Fonds mondial de lutte contre le Sida : Où en est la recherche pour la lutte contre la maladie?





Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a débute mercredi 9 octobre au soir à Lyon pour tenter ce jeudi de collecter 14 milliards de dollars. Un “défi” nécessaire pour venir à bout de ces épidémies d’ici à 2030.

À cette occasion, Le HuffPost s’est penché sur les avancées de la recherche autour du sida qui a touché 37,9 millions de personnes et tué 770.000 autres en 2018. Où en est-on dans la lutte contre la maladie? Quelles sont les solutions proposées aux malades et aux personnes dites ”à risques”?

Tout d’abord, rappelons qu’il existe plusieurs stades lorsque l’on est porteur du VIH et donc considéré comme séropositif. Lorsqu’il pénètre dans l’organisme, ce virus attaque le système immunitaire qui protège le corps contre les maladies et les infections. Il détruit certains éléments essentiels au système immunitaire tels que des globules blancs. Toutefois, être porteur du VIH ne veut pas forcément dire que l’on a le sida. En effet, le syndrome d’immunodéficience acquise est le stade le plus avancé de l’infection par le VIH. En l’absence de traitement, l’évolution est mortelle.

La PrEP, efficace et simplifiée

Les personnes les plus exposées au risque d’infection par le VIH sont “les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH), les migrants, les usagers de drogues, les personnes trans et les travailleurs du sexe”, liste Aurélien Beaucamp, président de l’association Aides, contacté par Le HuffPost.

Grâce à la recherche et à ses avancées en matières thérapeutiques et de dépistage, la France a enregistré en 2018 une baisse “significative” de 7% des nouveaux diagnostics de séropositivité. Cette baisse pourrait être “expliquée principalement” par l’efficacité des traitements antirétroviraux, qui empêchent la transmission du virus par les personnes séropositives, ainsi que par “l’impact de la PrEP”, traitement préventif destiné aux séronégatifs qui permet d’éviter tout risque d’infection par le VIH.

Aujourd’hui principalement utilisée par les hommes homosexuels, la PrEP est l’un des facteurs qui a permis la baisse de 16% des nouveaux diagnostics de séropositivité à Paris entre 2015 et 2018, annoncée en septembre. À l’heure actuelle, le seul médicament utilisé pour la Prep associe deux antirétroviraux contre le VIH: l’emtricitabine et le ténofovir disoproxil. Ce médicament est commercialisé sous la marque Truvada.

Il peut être pris en continu (une nécessité pour les femmes dont les muqueuses n’ont pas la même absorption que celles des hommes), ou à la demande avant et après chaque rapport à risque, comme nous l’expliquait notamment l’un des premiers Français à y avoir recours .

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