«La RDC par son ambassade n’a pas refusé de donner le visa au bâtonnier Pierre Olivier Sur. Le requérant n’a pas rempli des conditions voulues pour obtenir son visa», a déclaré Me Pierre Ebé, le samedi 1er août dernier. Par Cyprien Indi/La Prospérité

 






Le ministère congolais des Affaires étrangères s’est exprimé le week-end dernier à travers son Conseiller juridique, Me Pierre Ebé, qui a éclairé l’opinion sur la situation concernant la privation de visa, par le gouvernement RD Congolais, à l’avocat français de Vital Kamerhe, le bâtonnier Pierre Olivier Sur.

Ce cas intervient alors que ce dernier était censé se joindre au collectif d’avocats congolais de la défense et de prester en collégialité devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe.

«La République Démocratique du Congo par son ministère des Affaires Etrangères ou moins encore par son ambassade n’a pas refusé de donner le visa au bâtonnier Pierre Olivier Sur. Le requérant Me Pierre Olivier Sur n’a pas rempli des conditions voulues pour obtenir son visa», a déclaré Me Pierre Ebé, dans une mise au point à la presse le samedi 1er août dernier.

Selon lui, l’avocat français de Vital Kamerhe vient pour un séjour de travail en tant qu’avocat en République Démocratique du Congo, et pour prester en tant qu’avocat étranger, a-t-il expliqué, «il faut remplir les conditions souscrites dans l’ordonnance-loi de 1979 organisant les barreaux, le corps de défenseurs judiciaires et les mandataires de l’Etat ».

A lui de poursuivre : «Cela veut dire qu’il devait être a priori inscrit au tableau de l’un des barreaux institués en RDC pour donner une preuve d’une convention entre la RDC et son pays d’origine, la France, garantissant la réciprocité».

Pour sa part, le bâtonnier Pierre Olivier Sur avait révélé, dans un communiqué de presse du 31 juillet dernier, que selon la coutume internationale qui fait que les états africains qui partagent avec la France une même langue et une même culture, tout avocat d’un pays peut plaider dans autre pays à condition qu’il soit accompagné d’un confrère qui est inscrit sur place.

Droit dans ses bottes, le conseiller juridique du ministre des affaires étrangères a indiqué qu’il s’agit d’une pratique dite « contra legem ». A l’entendre, en RDC après la Constitution, ce sont les lois qui sont dans la hiérarchie des normes internes de la République.

Dans l’entretemps, au sein de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), parti cher à Vital Kamerhe, l’on continue à croire que le procès de leur leader est simplement politique. « Il n’y a aucune raison valable qui peut expliquer ce refus de visa à l’avocat français de Kamerhe », a soutenu le député UNC Bertin Mubonzi.

Rappelons ici que le bâtonnier Pierre Olivier Sur a récemment affirmé que le Chargé d’affaires de l’ambassade RD. Congolais en France ne lui a pas délivré le visa pour motif qu’il n’est pas inscrit dans l’un de barreau de la RDC. Vital Kamerhe, quant à lui, devra se présenter le 7 août prochain devant le juge d’appel pour l’instruction de son affaire au second degré.