L'International Crisis Group (ICG), dans son rapport du 15 juillet, recommande à la quadripartite fait de la RDC, l’Ouganda, le Rwanda et l’Angola, pour se pencher sur la question sécuritaire dans la province de l’Ituri. Par CD

 



Le quadripartite de Luanda sur le cas de l'Ouganda et le Rwanda




L’Organisation note que la réponse militaire du gouvernement congolais a montré ses limites et le scénario d’une escalade intercommunautaire plus généralisée ne peut être écarté.

« Les milices lendu continuent de se renforcer. Les Hema n’ont, jusqu’à présent, pas organisé de représailles systématiques, mais n’excluent pas de mobiliser leurs jeunes si les attaques se poursuivent. L’organisation des jeunes hema en groupes d’autodéfense qui érigent des barrages sur les routes de l’Ituri devrait alerter sur le risque d’une plus forte communautarisation du conflit », dit ICG.

L’ONG rapporte aussi que les membres d’anciens mouvements rebelles, y compris quelques cohortes du M23, basés en grande partie en Ouganda, auraient également cherché à profiter des tensions ethniques en Ituri et au Nord-Kivu pour se mêler au conflit.

ICG recommande au Président congolais de mettre le conflit de l’Ituri à l’ordre du jour du forum quadripartite réunissant l’Angola, l’Ouganda, la RDC et le Rwanda.

« L’Ouganda et le Rwanda pourraient se servir de ce forum pour discuter de leurs accusations réciproques de soutien aux groupes armés dans l’Est du Congo, y compris en Ituri, et s’engager à mettre un terme à ce soutien », ajoute l’organisation.

Pour le contexte, le 21 août 2019, un mémorandum d'accord sur la sécurité et la coopération dans la sous région avait été conclu entre les dirigeants de quatre pays. 

Les autorités congolaises soutiennent que la paix dans la région des grands lacs n’est possible que si Museveni et Kagame coopèrent, d’où l’implication de Félix Tshisekedi, explique-t-on du côté de la présidence congolaise.