La Bosnie a rendu hommage ce samedi aux 8000 hommes et adolescents musulmans massacrés le 11 juillet 1995 à Srebrenica, la plus grave atrocité commise en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. La Rédaction 

 

 

 

Ces massacres génocidaires qui avaient comme objectifs d’éliminer la présence des musulmans au centre de l’Europe ont eu lieu un an après le génocide des Tutsi au Rwanda. Les deux massacres étaient bien prévisibles et connus par l’ONU, par les grandes puissances qui ont à plusieurs occasions discuté les situations de deux pays concernés au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Les responsables de ces deux massacres avaient des relations privilégiées et historiques avec un certain nombre des grandes puissances, membres du Conseil de sécurité des Nations Unies. La preuve est le nombre de génocidaires rwandais qui sont sous protection dans les pays membre du Conseil de sécurité. Tandis que pour Srebrenica, le massacre qui est qualifié d'acte de génocide par la justice internationale, il est cependant toujours minimisé par les dirigeants politiques des Serbes de Bosnie, qui refusent de parler de génocide.

Les deux massacres de Srebrenica et du Rwanda ont été mis en exécution en présences des forces de maintien de la paix des Nations Unies qui ont laissé faire les génocidaires jusqu’à l’accomplissement des crimes.

Après leur accomplissement, les deux massacres ont connus une suite des réunions successives du Conseil de sécurité, précédées de plusieurs réunions de 5 membres permanents pour négocier entre eux et s’entendre sur comment protéger leurs intérêts et ceux de leurs partenaires. Très peu pour les victimes et les survivants.

La question est de savoir comment à l’époque, les deux hauts fonctionnaires africains qui dirigeaient l’ONU, l’un comme Secrétaire général, l’autre comme son adjoint en charge du Département de maintien de la paix, n’ont jamais tapé le point sur la table ou tout au plus présenter la démission de leurs postes, vu l’ampleur des crimes contre l’humanité couverts par les décisions du Conseil de sécurité et des crimes qui vont contre les règles et les objectifs des Nations Unies.      

En attendant un meilleur monde, nos pensées vont aux victimes et aux rescapés de Srebrenica.