Un mandat d’arrêt contre Célestin Tunda Ya Kasende, Vice-Premier Ministre et ministre de la justice. « Je ne sais pas pourquoi mais des policiers sont en face de chez moi, ils disent qu’ils ont un mandat d’arrêt ».  Par Christine Tshibuyi/ACTUALITE.CD.

 

 





Refusant de s’exprimer officiellement, « ce ne serait pas bon dans ma position de ministre de la justice », Maître Célestin Tunda Ya Kasende dit attendre de voir ce que feront ces policiers, « vont-ils casser ma porte pour m’amener avec eux, ils ont des armes, je n’en ai pas ».

Finalement, le ministre Tunda Ya Kasende, a été interpellé, ce samedi 27 juin, à Kinshasa, en pleine crise politique au sein de la colalition au pouvoir.

Selon les informations de ACTUALITE.CD, il est conduit au parquet général près la cour de cassation. Il est au coeur des débats houleux sur les trois propositions de lois faites par les députés FCC Aubin Minaku et Garry Sakata sur les réformes de la justice.

Ces propositions qui ont provoqué des violentes protestations cette semaine à Kinshasa n'ont pas reçu l'avis du gouvernement pour avant d'être transmises à l'Assemblée nationale où elles sont examinées à la commission politique administrative et juridique (PAJ).

Les membres du gouvernement ont découvert que le Vice-premier ministre, ministre de la justice, Célestin Tunda a transmis ces propositions à l’Assemblée nationale sans leurs avis. « L’Assemblée Nationale était déjà en possession des observations du Gouvernement sur ces propositions de loi depuis le 18 juin 2020 à l’initiative personnelle du Vice -premier Ministre, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux », note le compte rendu de cette réunion qui précise tout de même que « le Conseil des Ministres a jugé inopportun de poursuivre l’examen de cette question laissant la procédure parlementaire en cours se poursuivre à l’Assemblée Nationale ».

Célestin Tunda s’est livré au moment où les policiers menaçaient de forcer l’entrée de sa résidence et il a été conduit au parquet général près la Cour de Cassation.

Entre temps, un autre mandat de perquisition » chez le ministre a été remis et qui donnait l’ordre de ne pas entrer ni de sortir dans la parcelle, sauf pour l’épouse du ministre.

Cette affaire intervient dans un contexte tendu entre le Front Commun pour le Congo et Cap pour le Changement.

Selon le porte-parole du bureau politique du PPRD, cette interpellation est arbitraire, elle ne respecte pas la loi.

« Ne peut alors lui délivrer de mandat d’amener qu’un magistrat du parquet près la cour de cassation en cas de flagrance après en avoir informé le chef de l’état et le premier ministre car c’est un membre du gouvernement ».

Patrick Nkanga, aussi conseiller politique du premier ministre Ilunga Ilunkamba (PPRD), affirme que ce dernier n'a pas été informé de cette démarche de la justice.