Alors que les médias sont confrontés à des pressions et à des restrictions, la campagne électorale, entièrement financée par les fonds du peuple burundais, a été lancée ce lundi dans un climat de méfiance et de peur. Par Heri Bitamala/K24

 

 

 

Démarrage de campagne électorale sans observateurs 

 



Au Burundi, il est rare qu’un processus électoral se termine sans violence et contestation.
Cela pourrait être l’épilogue d’un processus électoral mené à pleine vitesse par un régime resté sourd aux clameurs d’un peuple mobilisé depuis mai 2015. Les élections présidentielles, législatives et municipales prévues pour le 20 mai auront lieu, pour la deuxième fois sans observateurs étrangers. Aucun organisme étranger ou institution internationale n’a envoyé d’observateurs pour ces élections.

Les dernières élections de 2015 ont été organisées sans observateurs étrangers et sur fond de contestation du 3ème mandat consécutif du président Pierre Nkurunziza.

La dernière participation des observateurs étrangers aux générales remonte à 2010.

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La participation des observateurs garantit la crédibilité du scrutin.

En visite au Burundi, l’Envoyé spécial des Etats-Unis dans la région des Grands lacs, J. Peter Pham a déclaré que les prochaines élections burundaises de 2020 seront «transparentes» s’il y a des «observateurs».

«Les élections de 2020 seront plus transparentes et crédibles, s’il y a des observateurs burundais, de l’Afrique de l’est et internationaux», a t-il déclaré le 12 septembre.

Le Burundi a plongé dans une grave crise, émaillée de violences, depuis le dépôt de la candidature du président Pierre Nkurunziza en avril 2015 pour un troisième mandat qu’il a obtenu en juillet de la même année, en violation de la Constitution et de l’accord d’Arusha qui a mis fin à la guerre civile de 1993-2006, selon l’opposition, la société civile et une partie de son propre camp.

Ces violences ont fait plus d’un millier de morts et poussé plus de 340.000 personnes à fuir le pays, selon le rapport de l’agence de l’ONU pour les réfugiés publié le 31 août 2019.