Nombre de voix s'élèvent pour condamner vigoureusement les révisionnistes de l'histoire du génocide perpétré contre les Tutsi. Dont près de 6 000 signatures pour la pétition contre le négationnisme.

 

 


Par Laurent BEAUFILS, Président du Criaeau.org




Juste un billet après l'immonde colloque au Sénat français pour ne rien banaliser : comme nous l'écrivions déjà hier, tout nous invite à penser que les 26 èmes commémorations en France, de l'histoire du génocide perpétré contre les Tutsi , vont donner lieu à des dérapages et dilemmes terribles, mettant en porte à faux un gouvernement déjà exsangue par ailleurs : puisque le Président de la République est aussi désavoué par ce colloque au Sénat qui, contre la date du 7 avril acceptée par la France en respect de la Commémoration internationale de l'ONU, a propagé encore une fois la thèse du double génocide : or, ce qui se passe déjà en Belgique, à savoir de voir des ex-génocidaires se présenter aux commémorations pour croire pouvoir défendre cette thèse du double génocide, démontrée comme fausse en Justice comme en Sciences, semble déjà être le comportement bloqué des négationnistes français, tombant sous le coup de la Loi.

Nous verrons déjà comment le dossier Rwanda " France complice de génocide " va aussi peser en les élections municipales où les révisionnistes risquent gros....

Enfin, alors que, de la presse à l'opposition politique, trop peu osent s'exprimer sur le dossier Rwanda " France complice de génocide", il est fort à parier que, lors des campagnes électorales, des municipales et jusque la présidentielle, la violence des propos révisionnistes dussent obliger nombre de candidats à prendre position contre, et d'ainsi faire exploser les restes d'un tabou français qui ne cesse de s'effriter et de tomber en lambeaux.

Laurent Beaufils-Seyam , écrit à Boussac, le mardi 10 mars 2020, à 9 heures.

Nous allons en reparler. Puisque et parce que la réthorique des révisionnistes relève d'une perversité pourrie de malhonnêteté intellectuelle, cherchant à effacer des déclarations négationnistes du génocide, commises en octobre 2019 sur la chaîne de télévision LCI, jusque ne cesser de croire répandre le mythe d'un double génocide.

Ainsi, c'est contre les faits et témoignages, enquêtes internationales établies par la Justice Internationale dès 1996, que ces réthoriques incessantes depuis 25 années en France, croient être banalisées par ceux-là même qui, par ailleurs, sont accusés, en respect de la présomption d'innocence, de complicité, voire de participation au génocide perpétré contre les Tutsi ....

Comprenons bien, c'est dans la figure désormais classique de l'accusation en miroir, que les criminels complices des ex-génocidaires croient pouvoir accuser les victimes du génocide. Cette accusation en miroir était déjà celle des nazis qui accusaient les juifs de vouloir les exterminer, pour ainsi poursuivre leurs diatribes exterminatrices qu'eux ont mis en oeuvre jusque la perpétration de camps de concentration et de camps d'extermination.

Ici, en France, alors que des instructions ont été lancées au Tribunal de Grande Instance de Saint Denis pour " complicité de la France dans le génocide perprétré contre les Tutsi " , les incriminés tentent pathologiquement la pire des réthoriques négationnistes : ACCUSER LES VICTIMES DE LEURS CRIMES. C'est aussi ce que Hannah Arendt sous influence d'Heidegger, avait commis, et c'est encore ce que Raoul Hilberg a dénoncé de l'idéologie nazie, que l'on retrouve par heidegger chez les ex-génocidaires au Rwanda : que les victimes s'exterminent entre elles.

Ainsi, 1) la pseudo-défense des révisionnistes en France, est tout d'abord illégale, et tombe sous le coup de la Loi Gayssot et de la Loi dite Gisagra : Là, la LICRA a porté plainte en Justice avec Raison,

quand 2), les références idéologiques criminogènes des révisionnistes sont directement liées à l'idéologie nazie et au faux prophète heidegger.

Nous prenons acte donc, des conséquences juridiques déjà à l'oeuvre.

Nous comprenons la colère des survivantes et survivants rwandais, et nous soutenons moralement mais aussi activement Ibuka France, La Communauté rwandaise de France ainsi que la CNLG et le Gouvernement du Rwanda, contre ces propagandes révisionnistes innacceptables. /