Au Rwanda, les réfugiés évacués de Libye commencent à être réinstallés, la France, le Canada, la Suède et la Norvège se sont portés volontaires pour en accueillir. Par RFI



Un jeune réfugié dans le centre de transit de Gashora au Rwanda. © RFI/Laure Broulard



Au Rwanda, les réfugiés évacués de Libye commencent à être réinstallés. En septembre dernier, Kigali a signé un accord avec le HCR et l’Union africaine prévoyant l’accueil de demandeurs d’asile bloqués dans des centres de détention en Libye. Aujourd’hui, ils sont environ 300 dans un centre de transit à Gashora, dans le sud-est du pays, dans l’attente d’une solution. Mais déjà, la France, le Canada, la Suède et la Norvège se sont portés volontaires pour en accueillir.

À Gashora, l’heure est à l’espérance. Il y a quelques mois, ces demandeurs d’asile étaient dans ce qu’ils appellent l’enfer libyen. Aujourd’hui, ils jouent de la musique dans ce centre géré par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. En décembre, sept d’entre eux sont déjà partis pour la Suède.

Rezan et son fils de 8 ans font partie des 30 prochains : « En Libye c’était très dur, les passeurs faisaient ce qu’ils voulaient de nous, on n’avait aucune liberté. J’ai vu beaucoup de mes compatriotes érythréens souffrir et mourir. »

Aujourd’hui pour elle, c’est donc un rêve devenu réalité. « Je suis si heureuse, regardez, j’ai même pris du poids ! J’ai hâte d’arriver en Suède pour que mon fils puisse aller à l’école et pour commencer à gagner ma vie », se réjouit-elle.

La Suède serait prête à accueillir 150 demandeurs d’asile, la France 100, le Canada 200 et la Norvège 450, de quoi permettre de nouvelles évacuations de Libye selon Élise Villechalane, du HCR.

« Nous allons pouvoir faire plus de places dans le centre pour évacuer plus de gens et sauver plus de vie, explique-t-elle. Dans le cadre de l’accord que nous avons signé avec le Rwanda, l’accord était que nous puissions accueillir 500 personnes à tout moment sur le territoire rwandais. »

Les réfugiés ont également la possibilité de rester au Rwanda, ou d’être réinstallés dans un pays tiers sûr de la région, des solutions alternatives pour l’instant rejetées par la plupart d’entre eux.