Les ministres et hauts responsables représentants 13 pays africains ont signé la déclaration de Tunis à l'issue du 18e Séminaire régional des praticiens de l'approche à Haute intensité de main d'œuvre (HIMO). Par Xinhua.





D'après la source du ministère tunisien du Développement, de l'Investissement et de la Coopération internationale, ces responsables ont noté dans la Déclaration de Tunis que les gouvernements ont ratifié et ont démarré la mise en œuvre d'activités pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD) tout en reconnaissant la contribution des approches HIMO dans la réalisation des résultats attendus des ODD en vue d'un développement durable et inclusif.

« Les ministres et représentants des délégations venant de l'Afrique du Sud, Bénin, Cameroun, Ethiopie, Ghana, Madagascar, Mauritanie, Mali, Libye, Niger, Rwanda, Ouganda et Tunisie en charge de l'Emploi, des Transports, des Travaux Publics, du Développement Local et de l'Environnement, de l'Economie, de l'Investissement se sont réunis en session ministérielle les 9 et 10 septembre 2019 à Tunis, dans le cadre de cet évènement », a fait savoir la même source.

Les responsables des 13 pays africains ont, également, mis en exergue l'application des approches HIMO, « susceptibles de répondre aux défis du changement climatique et de la dégradation de l'environnement dont les effets sont néfastes au développement des communautés, à la préservation des ressources locales, et nécessite une adaptation des technologies endogènes et des solutions écologiques ».

Dans une note transmise à Xinhua, le ministère tunisien a tenu à préciser que « ces haut dirigeants ont également signalé le fait que les processus de décentralisation en cours constituent des opportunités d'emplois décents pour les jeunes, les femmes et les personnes aux besoins spécifiques et les possibilités d'accès des entreprises locales aux ressources publiques, notamment pour la construction et la maintenance des équipements publics de base avec un accent sur les zones rurales et péri-urbaines ».

Les ministres et chefs de délégations africains se sont, par ailleurs, engagés à mettre en place une stratégie commune et à diversifier leurs programmes à forte intensité d'emplois dans la prestation de travaux et de services ainsi que dans d'autres activités non liées à l'infrastructure et activités connexes.

« L'objectif étant de maximiser les possibilités d'emplois et améliorer les moyens de subsistance en prenant en compte l'innovation, les nouvelles technologies et les transformations digitales afin de ne laisser personne de côté », peut-on lire dans le même document.

Ils ont également manifesté une sérieuse volonté de renforcer la capacité des acteurs, des institutions locales et des communautés outre l'impérative de les aligner sur les systèmes éducatifs nationaux et les priorités nationales sectorielles pour ainsi développer des compétences répondant aux besoins du marché du travail et favoriser l'accès au marché du travail pour les jeunes, les femmes et les personnes aux besoins spécifique.