Les Sœurs de Sainte Marie de Namur ont élu ce dimanche 28 juillet 2019, Immaculée Mukabugabo comme leur nouvelle Supérieure générale. Par Camille Mukoso, SJ






Les Sœurs de Sainte Marie de Namur ont clôturé, le dimanche 28 juillet 2019, à Jambes, les festivités des 200 ans d’existence de leur congrégation. Ce jubilé bicentenaire a été aussi marqué par un Chapitre général à l’issue duquel la Sœur Immaculée Mukabugabo, de nationalité rwandaise, a été élue Supérieure générale.

 Précédemment conseillère générale, la Sœur Mukabugabo succède à l’Américaine Maureen Quin. Elle sera assistée de sa consœur congolaise, la Sœur Marie-Justine Penge, qui a été reconduite comme conseillère générale, et des deux autres nouvellement élues : Anne Christophe Havenne de Belgique et Maria d’As Graças Oliveira du Brésil. Les capitulantes sont venues du Brésil, du Canada, des Etats-Unis d’Amérique, d’Angleterre, de la République dominicaine, du Rwanda, du Cameroun et de la République démocratique du Congo.

Deux siècles au service de l’éducation des filles abandonnées à leur triste sort

La congrégation des Sœurs de Sainte Marie de Namur a été fondée en 1819 à Namur, en Belgique, par le prêtre belge Dom Minsart, curé de Saint Loup, ancien moine dominicain passé au clergé diocésain. A sa demande, deux  jeunes femmes se mettent au service des filles abandonnées dans les rues de Sambre et ouvrent un atelier de couture pour les rééduquer. Elles seront alors appelées  « les sœurs de Saint Loup ». C’est de Mgr Barrett, évêque de Namur, qu’elles recevront le nom de « Sœurs de Sainte de Marie ». Les filles récupérées commenceront à fréquenter Dom Minsart qui leur donnera, lui-même, les rudiments de la foi chrétienne.

Le retentissement de cette initiative sera tellement fort à telle enseigne que les parents demanderont, avec insistance, qu’on ouvre une école où leurs enfants pourraient joindre au travail manuel l’étude des lettres. D’autres personnes se porteront volontaires à  partager le genre de vie des premières associées : vie commune, prière et pauvreté dans la simplicité au services des jeunes filles dans des ateliers. Très vite, le nombre d’élèves ira croissant et se fera alors sentir le besoin d’ouvrir plusieurs communautés.

Depuis maintenant deux cents ans, la congrégation s’est répandue dans le monde, implantant ses premières communauté en Afrique, précisément en République démocratique du Congo en 1923, au Rwanda en 1959 et au Cameroun en 1968. La dernière fondation est celle de Dar-Es-Salaam en Tanzanie en 2007.

Poursuivre le chemin du fondateur

La nouvelle Supérieure générale promet de poursuivre l’œuvre des fondateurs : l’éducation des femmes dans le monde. Sœur Mukabugabo est consciente du fait que la plupart des sœurs du Nord sont avancées en âge et ne peuvent plus se déplacer. C’est dans ce sens qu’elle compte améliorer les communications en s’appuyant sur les nouvelles technologies et sur l’apprentissage des trois langues de la congrégation : le français, le portugais et l’anglais.