Près de 200 Kényans ont envahi les rues de la capitale Nairobi, pour manifester contre le projet de construction de la première centrale au charbon d’Afrique de l’Est, près de l’archipel de Lamu. Par Narcisse Ndoumbe





Selon le gouvernement, ce projet de deux milliards de dollars financé par la Chine, est un moyen de favoriser la croissance économique, créer des emplois et s’assurer une source d‘énergie pour le futur. Pour les opposants au projet, c’est une source de pollution.

« C’est environ un million de dollars de dépenses par jour pour une centrale électrique dont on n’a pas besoin. Sans compter son impact sur l’environnement, et la pollution qui va suivre », a déclaré Omar Elmawi, un responsable de la campagne « DeCoalonise »

« Nous avons un excédent d‘énergie actuellement au Kenya et les besoins de notre industrie sont largement satisfaits. Nous n’avons pas besoin d’investissements supplémentaires dans des énergies fossiles. Le Kenya est actuellement en mesure d’investir dans les énergies renouvelables », a ajouté Fredrick Njehu, un membre de Greenpeace.

Certains experts estiment que cette centrale qui devra produire 981, mégawatts coûte trop cher. Le Kenya devra verser 360 millions de dollars chaque année à Amu Power, la joint venture qui sera chargée de gérer l’usine pendant 25 ans.

Le 24 juin prochain, le Tribunal national pour l’Environnement du Kenya doit rendre un jugement sur le futur de cette centrale.