La France se fait représentée à la commémoration du génocide contre les Tutsi par Hervé Berville, rescapé de ce drame que certain appellent  génocide français.


Balladur & Co sur le dossier du Rwanda 1994



Quoi de plus normal qu’un rescapé du génocide,  rentre dans son pays d’origine pour commémorer les siens. Ce qui n’est pas normal, c’est l’attitude de Macron de faire endosser Berville la honte et les responsabilités que les hommes politiques  français n’osent endurer à Kigali car ils n’osent affronter la réalité, 25 ans après.
 
La lourde responsabilité confié à Berville aura comme conséquence de l’empêcher de faire son deuil, de penser aux siens, de se mettre avec les autres rescapés pour partager la parole. Pourquoi la Françafrique doit-elle se cacher derrière Berville, ce rescapé, pour lui faire endosser la responsabilité de la France.

                                                                                        Distribution d'armes en 1994 à Gatunzo

Il est cynique, de confier à ce jeune victime, la représentation de la France sachant très bien qu’elle est accusée d’avoir trempé dans une politique qui a permis l’extermination de siens. Alors que l’on sait très bien que Macron qui l’envoie, n’ose pas y aller lui-même pour ne pas affronter la réalité du terrain.

On sait que Macron a les mains liées par les dinosaures politiques de droite et ceux de gauche qui sont accusés de s’être impliqués  de près ou de loin dans ce génocide que l’on veut commémore aujourd’hui.  Il a aussi les mains liées par les dinosaures de l’armée qui pendant le génocide contre les Tutsi, étaient les  exécuteurs des sales besognes sur le terrain. Toutes ces raisons empêchent Macron d’aller au Rwanda.

                                                                            Inspection sans état d'âme de Balladur sur le terrain  en 1994


Pour défendre la Françafrique dans un pays qui en a été suffisamment victime, il n’est pas honnête de confier une telle mission à un jeune qui commence à faire ses premières armes dans la politique.

Hervé Berville est le bienvenu au Rwanda. Laissons-le faire tranquillement son deuil, laissons-le commémorer les siens, avec les autres rwandais et leurs amis et oublions la représentation de la France qui reste, dans ce cas-ci, sans importance.

Le message de Macron au Rwanda est non seulement ironique, mais surtout cynique !