Dès que la Communauté rwandaise de Belgique a appris l’arrivée du Président Kagame à Bruxelles pour participer aux Journées Européennes de Développement (JED), un branle-bas le combat s’est mis en place pour lui assurer un accueil chaleureux.


La nouvelle s’est vite propagée comme une trainée de poudre grâce aux médias sociaux et comme l’internet n’a pas des frontières, toute la diaspora de l’Europe était au courant et sans attendre elle s’est mobilisée pour participer à l’événement.

L’accueil du Président Kagame aux JED du 7 juin.

Avant l’ouverture des Journées Européennes de Développement, plusieurs centaines de rwandais venus de la Belgique et des pays européens tels que la Hollande, la France et l’Allemagne, étaient à l’entrée de Tours et Taxi pour accueillir Kagame leur président.
Les autres dignitaires africains invités aux JED, ont pu bénéficier de l’accueil des rwandais, lors de leur passage devant la haie d’accueil du président Kagame. Quoi de plus naturel ! Dans nos coutumes africaines, il faut mettre à l’aise tout visiteur. Ces dignitaires ont apprécié non seulement la communauté rwandaise, mais aussi ce qu’ils ont vu à l’entrée de Tour et Taxi, a augmenté l’admiration qu’ils vouent déjà au président Kagame, qui dans peu de temps, a réussi à créer l’union entre lui et son peuple.
En effet très peu de présidents africains, européens ou d’autres pays, ne bénéficient d’un tel magnétisme, qui permet à Kagame, en peu de temps et par une simple apparition, à obtenir une telle mobilisation de ses concitoyens

Il faut reconnaître que d’une part Kagame est un leader exceptionnel, et que d’autre part le peuple rwandais, après avoir traversé une période apocalyptique, a acquis une expérience unique, qui a laissé des profondes empruntes dans sa chair, dans son cœur et dans son âme. Voilà ce qui dicte l’engagement actuel du peuple rwandais.

Le Rwanda Day, comme une cerise sur le gâteau

Malgré cette mobilisation de la communauté rwandaise de l’Europe, le président Kagame n’a pas eu l’occasion de la rencontrer, à cause de son emploi de temps bien chargé. Il y a aussi beaucoup de membres de la communauté qui n’ont pas pu se disponibiliser pour l’accueillir aux JED, le délai était très court.
Finalement le président Kagame a eu l’idée de lancer un Rwanda Day ce samedi 10 juin pour pouvoir rencontrer et échanger avec les membres de la Diaspora rwandaise de l’Europe.

C’était la cerise sur le gâteau. Dans un temps record, trois jours seulement, ce samedi 10 juin, 4500 personnes étaient au rendez-vous à la salle Flanders Expo dans la ville de Gand en Belgique. Il y avait non seulement la communauté rwandaise, mais aussi des membres d’autres communautés africaines ainsi que des européens, amis du Rwanda.
Les participants sont venus de Belgique, France, Hollande, Allemagne, Suisse, Italie, les pays de Scandinavie, Finlande et la Russie. Il y avait aussi un bon nombre des femmes et des hommes d’affaires qui sont venus du Rwanda, dans le sillage du président profitant de mobilisation qu’il déclenche, pour faire la promotion de leurs produits et activités. Les ambassadeurs du Rwanda en Europe étaient aussi présents. Et dans la délégation du président il y avait plusieurs ministres.
L’ambiance de ce Rwanda Days était comme une fête de la retrouvaille. Pour égayer l’atmosphère, cinq artistes originaires du Rwanda et aux talents indéniables ont été invités à cette fête grandiose. King James et Teta Diana, Inki, Jali et Soul T qui sont tous des artistes fort réputés en Belgique.

Rwanda Day, un des piliers de la démocratie à la rwandaise.

Le Rwanda Day, le Dialogue national, les visites du président et de son gouvernement dans tous les districts du pays, pour ne citer que cela, font partis des instruments que le gouvernement de Kagame a mis en place pour établir un dialogue permanent entre lui et le peuple, ce qui permet de donner de l’information, mais aussi en recevoir, répondre aux problèmes rencontrés par la population, examiner et évaluer la situation sur le terrain et à accueillir les idées et suggestions, etc, …
Ainsi, le Rwanda Day, permet aux rwandais de la Diaspora, de s’informer sur la situation du pays, de poser des questions et d’exposer les problèmes qu’ils rencontrent.

C’est aussi l’occasion pour le président et le gouvernement d’accueillir des suggestions, d’écouter les ébauches de solutions et c’est une occasion pour les membres de la diaspora de soumettre leurs problèmes personnels dont ils n’ont pas trouver des solutions satisfaisantes lors de leur court séjour au Rwanda.

Cette approche de gouvernance, basée sur un dialogue permanent entre le peuple y compris les citoyens qui vivent à l’étranger et leurs gouvernants est unique et très prometteur.

Dans la gouvernance traditionnelle, les Rwandais et les africains en général ont toujours privilégié la voie de dialogue. Alors que notre Maître le « colon » lui nous a appris que la démocratie, c’est « un homme une voix » une gouvernance par laquelle une majorité écrase de droit la minorité jusqu’aux prochaines élections. Une approche qui créé des frustrations et dont toute l’Afrique cherche encore la meilleure voie pour l’adapter aux us et coutumes de sa population.

Le Rwanda a réussi à utiliser les urnes, tout en privilégiant le dialogue, qui mène vers le consensus au sein de la communauté.
Ainsi les partis qui n’ont pas eu assez des voix ne sont pas exclus du gouvernement, mais comme citoyens du Rwanda, ils sont aussi invités à participer à la gouvernance du pays.

Quelques manifestants rwandais accompagnés des mercenaires congolais

Les médias locaux ont amplifié la présence de quelques dizaines de manifestants rwandais qui pour augmenter leur nombre, et surtout amplifier leurs voix, ont recruté des « combattants » congolais pour faire des bruits.

Ces mêmes médias ont oublié exprès de mentionner plusieurs centaines des rwandais qui sont venus accueillir, soutenir et remercier Kagame pour ses réalisations au Rwanda.

Les manifestants négatifs ont intentionnellement ignoré la situation dans laquelle ils ont laissé la démocratie au Rwanda. Une démocratie à parti unique, dont on devient membre à la naissance ; une démocratie à parti mono ethnique dans lequel les ont les autres citoyens sont marginalisés; une démocratie dans un pays d’apartheid dont la gouvernance est basée sur la division de sa population sous forme des quotas et d’appartenance régionale.
La démocratie est en train de se construire au Rwanda. La démocratie est un processus, un cheminement qui selon nos traditions africaines, elle doit trouver son fondement dans le dialogue et cheminée vers un consensus entre tous ses bénéficiaires.
Le Rwanda chemine vers la participation réelle du peuple pour et dans sa gouvernance. Une gouvernance qui n’est pas basée sur l’exclusion, mais plutôt sur la participation de tous dans un dialogue qui mène vers un consensus de la reconstruction du Rwanda.
Quant à l’appauvrissement du pays chanté par les manifestants, il fait sourire. Avant que ces opposants fuient le pays, le laissant complétement détruit, le gouvernement avait besoin de 60 % de l’aide pour boucler son budget. Le pays était en permanence sous assistance. Actuellement le gouvernement n’a besoin que de moins de 20 % pour compléter son budget. Alors que la plupart des pays africain quémande des fonds pour organiser les élections, le secteur privé rwandais, dans une soirée a rassemblé les fonds plus que nécessaires pour financer les élections présidentielles.
Kigali se développe, c’est vrai, mais il y a beaucoup des retombées pour la population rurale environnante : en emploi, en vente et achat des produits alimentaires, en formation, en transport, etc. Le milieu rural rwandais change et se modernise à vue d’œil : une meilleure habitation durable, la scolarisation pour tous, diversification de l’emploi et d’opportunités pour tous. Le système de santé amélioré et plus proche de la population, augmentation du revenu par habitat, électrification des zones rurales, coopératives, transformation des produits vivriers, etc. Il faut être aveugle pour ne pas voir les changements positifs qui s’opèrent à l’intérieur du pays.
Les autres villes du pays ont déjà commencé à se transformer selon leurs besoins et moyens disponibles. Le Rwanda n'est plus stagnant comme celui d'avant 1994, il a une vision et une progression soutenue selon ses ressources et selon la capacité de la population de s'approprier et d'integrer ces rapides changements.
Les manifestants ont oublié que le génocide fait partie des droits de l’homme. Et avant le génocide il y a eu d’autres actes aussi inhumains qui l’ont précédé et préparé.
Les droits de l’homme que le Rwanda est en train de construire, consiste à gommer ces tristes souvenir et de bâtir un Rwanda dans lequel chacun doit se sentir chez lui et s’épanouir.

Dans le monde  recherche, Kagame, le FPR, l’APR et le peuple Banyarwanda, sont devenus une école.