Écrire pour se soigner, pour faire le deuil. C’est le pari de plusieurs rescapés du génocide rwandais qui en ont fait un livre : les Cahiers de mémoire, Kigali, 1994

Crânes de victimes du génocide contre les Tutsi

 

Comme une thérapie, Florence Prud’homme est a l’origine de ce travail de mémoire auprès des rescapés du génocide contre les Tutsi (avril-juillet 1994).

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« Pendant prés d’un an, rapporte RFI, quinze rescapés du génocide ont travaillé ensemble à écrire leurs mémoires, leur vie avant, pendant et après le génocide. »

« En général, c’est impossible à faire dans un délai très court après un génocide, explique-t-elle. Mais vingt ans, je me suis dit que peut-être qu’on pouvait créer un atelier mémoire. Et effectivement, cela a recueilli l’accord des rescapés. »

Au delà de la thérapie, ces documents pourraient servir de matériel aux historiens : « En écrivant, je ne pensais pas que ce serait un cahier de l’histoire, mais, je pense, peut-être, on peut s’en servir. S’il y a quelqu’un, un Rwandais, qui veut écrire l’histoire du Rwanda, il peut s’en servir », explique Annonciatia Mukamujéma, une rescapée.

Les Cahiers de mémoire, Kigali, 2014 ont été présentés le 4 juin dernier, au Mémorial de la Shoah à Paris. Ils sont en vente à la librairie de l’institution.