Deux de trois ministres démissionnaires risques de faire face à la justice pour les actes commis pendant qu’ils étaient en fonction. La Rédaction






Le Rwanda Investigation Bureau (RIB) a annoncé que le dossier d'Evode Uwizeyimana, accusé d'avoir agressé une femme, avait été soumis à des poursuites alors que Dr Isaac Munyakazi, soupçonné de crimes de corruption, était toujours sous enquête.

Uwizeyimana, ancien ministre d'État chargé de la Constitution et des Affaires juridiques, et Munyakazi, ancien ministre d'État chargé de l'Enseignement primaire et secondaire, ont remis leurs lettres de démission au Premier ministre le 6 février 2020.

Uwizeyimana a démissionné trois jours après avoir été accusé d'avoir agressé une femme, agent de sécurité en service à l'entrée de la Grand Pension Plaza. Il a violemment poussé la gardienne de sécurité de l'ISCO après que elle lui a demandé de passer le point de contrôle comme le stipule le protocole. Le forcing du secrétaire d’Etat a précipité la dame sur le sol.

Il semble que le comportement du ministre, n’est pas un cas isolé. Selon la police, les investigations sur ce cas sont terminées et seront remises à la Justice. L'accusation réévaluera ensuite l'affaire et décidera si elle doit être renvoyée devant un tribunal.

Quant au Dr Munyakazi, il est toujours sous enquête

Selon la Police d’investigation, Dr Isaac Munyakazi faisait toujours sous l’enquête. Il est accusé de  corruption.  «Nous recueillons toujours des preuves des crimes de corruption dont il est accusé.»

Lors de l'Examen national de 2019, il aurait aidé à placer une école non classée parmi les 100 meilleures écoles, aprèè la corruption, le secrétaire d’Etat a réussi à la placer parmi les 10 meilleures élèves au niveau national. On dit qu'il l'a fait avec l'aide d'agents du Rwanda Education Board (REB) et qu'il a reçu 500.000 FRW de la part de l'école en question pour le service rendu.

L'article 4 sur les infractions et les sanctions pour corruption dans le code pénal rwandais stipule que « toute personne qui sollicite, accepte ou reçoit, par quelque moyen que ce soit, un avantage illégal pour elle-même ou une autre personne ou accepte une promesse afin de rendre ou d'omettre un service relevant de son mandat ou utilise sa position pour rendre ou omettre un service commet une infraction. »

En cas de condamnation pour ce délit, une peine de trois à cinq fois l’argent perçu s’applique ainsi qu’au moins 5 et au plus 7 ans d’emprisonnement.