Un juge fédéral américain de Boston a condamné lundi Jean Leonard Teganya à plus de huit ans de prison pour fraude à l’immigration et parjure. Médias





Teganya, 47 ans, a été « reconnu coupable et condamné pour la plus grave forme de fraude à l’immigration: mentir sur son statut de criminel de guerre pour obtenir l’asile aux Etats-Unis », a dit le procureur Andrew Lelling.

Perpétré entre avril et juillet 1994 le génocide rwandais a fait plus d’un million des morts, essentiellement au sein de la minorité tutsi mais aussi parmi les Hutu modérés.

A l’époque, Teganya était étudiant en médecine à l’Université nationale et membre du parti au pouvoir (MRND).

Quand les massacres ont commencé, Teganya a « dirigé des groupes de soldats » et des jeunes sympathisants autour d’un hôpital pour « identifier les patients Tutsi ainsi que d’autres qui avaient trouvé refuge à l’hôpital».

Ces personnes « étaient conduites derrière l’immeuble abritant la maternité et tuées », poursuit le communiqué du département de la Justice.

Teganya a participé au meurtre de sept Tutsis et violé deux femmes tutsi, selon la même source.

A la mi-juillet 1994, il a fui le Rwanda, traversé l’Afrique pour parvenir en Inde et s’est finalement rendu au Canada où il a demandé l’asile en 1999.

En 2014, alors qu’il faisait l’objet d’un ordre de déportation, Teganya a réussi à franchir la frontière aux Etats-Unis, où il a demandé l’asile. Il ne mentionne pas son appartenance au MRND ni ses activités durant le génocide.

Teganya sera déporté après avoir purgé ses 97 mois de prison, a-t-on indiqué de source officielle.