L’Afrique prend la respectueuse liberté d’envoyer des observateurs aux élections en France, comme l’Europe prend l’initiative de descendre en Afrique pour vérifier le bon déroulement des élections, sans attendre ni appel ni invitation.





Dans le cadre des Accords ACP-UE, et selon le principe de la réciprocité, l’Afrique est dans l’obligation d’envoyer des observateurs aux élections présidentielles en France. Cet acte amical et logique est non seulement dicté par la politique de la culture de don et de contre-don qui est une pratique millénaire en Afrique. Ainsi l’Afrique se trouve dans l’agréable obligation de rendre la monnaie à la France pour les multiples bienfaits que la Françafrique a rendu à notre continent.
L’Afrique a suivi le déroulement des primaires de la droite républicaine et de la gauche socialiste qui visaient à choisir les candidats de ces partis aux élections présidentielles. Pendant ces primaires, il a été constaté des magouilles, des falsifications et autres malversations aussi bien au parti de droite que celui de la gauche.
L’Afrique a compris les cris du peuple français et elle est sensible à l’inquiétude des français concernant les élections qui s’annoncent, pénibles et incertaines non seulement au niveau local, mais aussi pour le peuple de la FrançAfrique, toujours victime collatérale des résultats électoraux de notre ancien maître.
C’est pourquoi l’Afrique prend la respectueuse liberté d’envoyer des observateurs aux élections en France, comme l’Europe prend l’initiative de descendre en Afrique pour vérifier le bon déroulement des élections, sans attendre ni appel ni invitation.
Ce n’est pas la première fois que l’Afrique se sacrifie pour sauver la patrie de nos ancêtres les Gaulois. Sans trop comprendre l’objet de la guerre 1940-45, les fils de l’Afrique se sont jetés avec succès dans la bataille pour défendre les français. Malheureusement, l’Afrique y a perdu les plumes, et surtout pour reconstruire la France, la colonisation a redoublé d’efforts dans l’exploitation du Continent. Triste récompense.
D’emblée les observateurs africains ont déjà relevé quelques points prioritaires qui feront l’objet d’une attention particulière en ce qui concerne l’observation de ces élections.
Tout d’abord l’observation portera sur la personnalité de candidats à la présidence. En effet depuis le président de Gaule la qualité des candidats ne cesse de décliner à chaque nouvelle élection
Les observateurs ont déjà noté certains éléments rapportés par des citoyens sur les candidats à la présidence, dont certains sont reconnus comme racistes et xénophobes. D’autres font partis de groupes politiques qui soutiennent des génocidaires et ou des régimes dictatoriaux.
Il est aussi rapporté aux observateurs africains que parmi les candidats à la présidentielle, il y a plusieurs formes de corruptions constatées par la Justice. Ces pratiques qui nous sont venues de l’occident et que nous essayons de combattre et d’éradiquer sur le Continent, les observateurs pourront partager leur expérience et l’approche africaine avec nos frères français.
Les observateurs africains vont également se pencher sur les conséquences de la démocratie à l’occidentale qui a tendance à créer et à mettre à l’écart les minorités. L’Afrique estime que même en perdant les élections, on a encore droit à participer aux affaires de l’Etat, sans attendre le prochain mandat. Aucun citoyen ne doit être mis en quarantaine qu’’importe l’importance du parti ou du groupe auquel il appartient.
Les observateurs africains savent que les élections en France sont influencées par la situation économique de la population, les zones géographiques, les quartiers urbains ou les guettons qu’ils habitent. Ainsi les élections et leurs résultats ont un lourd impact sur la vie des citoyens selon leur zone d’habitation.
Etant donné que la Françafrique a du mal à disparaitre malgré les promesses des présidents précédents, qu’ils soient de gauche ou de droite, les observateurs pourront occulter les programmes des candidats pour examiner de quelle sauce l’Afrique sera mangée au cours du prochain quinquennat.
Les observateurs examineront la place de la femme dans la société française. Officiellement la femme est égale à l’homme, mais la pratique et les données nous indiquent que l’égalité du genre reste de façade. Sur le plan emploi, la femme française est moins payée que l’homme qui a la même fonction et la même formation. Et sur le plan politique et dans la hiérarchie des entreprises, la femme est très peu représentée.
Il a été rapporté aux observateurs africains qu’il y a des zones où des femmes à 90 % nues, sont exposées dans les fenêtres comme des marchandises qui sont mises en vente. Il en est de même d’une pratique généralisée de placages des photos des femmes presque nues sur ou à côté des produits à vendre tels que les pneus, les voitures, et autres produits de commerce. Dans ce cadre les observateurs examineront si les droits de l’homme ne concernent que littéralement l’homme français. Et que deviennent alors la Femme, l’africain, et l’étranger en général.
L’Afrique demande au gouvernement de la France, de faciliter le travail des observateurs, surtout d’assurer la sécurité de ceux qui seront stationnés en brousse.
Comme il est indiqué dans les Accords ACP-UE, les sanctions sont prévues pour tout pays membre qui fait blocage au travail des observateurs. Dans le cas de la France, les sanctions prévues sont les suivantes :
- Les pays membres du Franc CFA vont suspendre et remplacer cette devise ;
- La coopération dite Françafrique sera suspendue ;
- Les puits de pétrole seront nationalisés ou vendus aux Chinois ;
- L’exportation du thé et du café seront arrêtés ;
- L’appellation de marque Commerciale « Café » que l’on voit partout comme enseigne sera retiré du commerce
- Aucune mission d’observateurs venant des pays européens ne sera plus acceptée dans les pays africains