Question qui peut paraître dérisoire actuellement que cette stratégie thérapeutique est à l’ordre du jour et que moult personnes de différents milieux donnent leurs opinions. Par Marie-France de Meuron

 

 

 

Alors que l’être humain est  un microcosme, l’homéopathie se révèle depuis des siècles pour répondre à ses problèmes de santé, et de façon plus structurée  depuis plus de deux siècles sous l’impulsion d’un médecin insatisfait des traitements que la faculté lui avait enseignés à l’époque. En fait, la situation actuelle est similaire dans la mesure où la science moderne, malgré tous ses progrès sur divers plans, laisse beaucoup de malades en souffrance et sans vraie solution, tout en pouvant occasionner des effets secondaires importants.

Le vocable « homéopathie » est une appellation non contrôlée du tout! Donc tout un chacun peut faire preuve d’autorité en donnant sa propre définition et croit avoir tout dit en décrétant péremptoirement, par exemple, « ce ne sont que des granules de sucre » ou encore « il n’y a pas de preuve scientifique ».

C’est vrai qu’il s’agit de granules de sucre mais se limiter à ce fait dénote une limitation de celui qui ne veut pas tenir compte que les granules sont imbibés et que l’action du remède dépend de cette préparation. De même qu’on ne peut pas nier l’existence du courant électrique dans les fils alors qu’on en perçoit bien l’effet. Evidemment, il s’agit d’une énergie beaucoup plus subtile mais la science physique a aussi évolué en finesse et nous enseigne la réalité quantique. Celle-ci ne serait-elle limitée qu’aux laboratoires universitaires?!

 

Décréter qu’il n’y a pas d’études scientifiques probantes montre seulement que l’auteur d’une telle assertion n’a pas eu la curiosité d’aller à leurs rencontres. Or, le propre d’un scientifique est bien la curiosité, l’observation et l’expérience, pas seulement les études randomisées en double aveugle dont chacun sait qu’elles ont leurs limites. D’autant plus à l’heure où on parle de médecine personnalisée! Alors comment vouloir imposer des études randomisées à une médecine individualisée? Il y a bien d’autres façons de constater des effets. Par exemple, quand un malade souffre d’une pathologie depuis longtemps et qu’il ressent les effets d’un remède se manifester rapidement en lui.

La tendance veut qu’on généralise l’homéopathie. En fait, il y a différents courants ou écoles de pratiques. Faites-vous la différence entre l’homéopathie uniciste, l’homéopathie complexiste ou l’homéopathie pluraliste? Effectivement, les trois utilisent les mêmes granules mais la démarche pour les prescrire est très distincte.

Chaque voie obéit à un voire des paradigmes distincts, ce qui correspond à des objectifs également distincts, de même qu’en ,médecine conventionnelle on peut viser une suppression de symptômes, un soulagement, une évolution curative, etc. Ainsi, la prescription est un art dont la démarche commence par capter les différents signes et symptômes du malade, dans ses différents plans, organes, fonctionnements, puis les hiérarchiser pour garder ceux qui sont les plus caractéristiques de l’état actuel afin de prescrire le remède approprié selon la loi du similimum. De la sorte, on vise l’énergie vitale de l’individu, à partir de laquelle il pourra se rééquilibrer.

En suivant une autre démarche, le praticien prescrira plutôt un remède pour répondre à une pathologie ou un diagnostic, ce qui délimitera le pouvoir d’action de la thérapie.

La profondeur atteinte par le remède dépendra aussi de la dynamisation prescrite. Mais il faut alors tenir compte aussi que le malade a assez de force vitale pour suivre l’impulsion reçue, sinon il peut faire des aggravations fort désagréables à assumer même si elles aboutissent à d’heureux soulagements.

Ce qui est aussi inhabituel pour nos esprits cartésiens est de percevoir que les  remèdes, tout en provenant de la même souche, par les dynamisations qu’ils reçoivent passent d’un niveau matériel à un niveau énergétique. Par conséquent, notre corps va les recevoir et leur répondre sur des longueurs d’onde bien distinctes. Cet état est très opposé à celui des médicaments qui ont toujours les mêmes dosages et qu’on ingurgite à des heures bien définies.

Ces états énergétiques qui se modifient correspondent aussi à des états pathologiques qui se transforment et vont donc correspondre à de nouvelles dilutions ou alors franchement à de nouveaux remèdes.

Une autre dimension intéressante à souligner est la notion de médecine précoce, à savoir soigner des pathologies à leurs débuts avant qu’elles ne s’inscrivent dans le corps. Il y a actuellement une grande confusion entre médecine préventive et médecine précoce. C’est bien fâcheux car il y a une perte de temps et de bien-être importante. Je me souviens d’une mère qui me téléphona un jour en disant que son enfant avait les mêmes manifestations caractérielles qui annonçaient ses épisodes précédents d’otite. Le remède approprié coupa court au processus morbide le même soir.

On dit que l’effet de l’homéopathie est lent. Non, il obéit à la loi du similimum: à début rapide, réponse rapide. Evidemment, quand une maladie a mis du temps à s’installer, il y a comme plusieurs couches à libérer donc diverses étapes avec répétitions ou changements de remèdes.

La démarche d’approche du remède similimum présente aussi l’énorme avantage de permettre au malade de s’approcher de lui-même, de prendre conscience de ses fonctionnements tant envers lui-même qu’envers autrui. Il peut aller jusqu’à découvrir comment il crée un symptôme et le rectifier sans plus dépendre d’un remède. Sa façon de procéder peut aussi donner des indices précieux au thérapeute.

Heureux ceux-celles qui peuvent profiter de l’immense envergure de l’homéopathie! Effectivement elle obéit à des lois très précises comme tout univers structuré…