L’annonce officielle de l’acquisition de Bank of Kigali par la Banque Centrale Populaire devrait se faire dans les prochains mois ou en tout cas avant la fin de 2017. Par Roland Amoussou


Le groupe bancaire marocain Banque Centrale Populaire

Déjà très présente en Afrique de l’Ouest, la BCP pose ses valises au Rwanda. Le groupe bancaire marocain est, en effet, en train de finaliser un accord d’acquisition dans le pays de Paul Kagamé. Les négociations sont déjà très avancées selon nos informations. L’annonce officielle de l’acquisition de Bank of Kigali par la Banque Centrale Populaire devrait se faire dans les prochains mois ou en tout cas avant la fin de 2017.

Cette nouvelle acquisition va permettre à la BCP, numéro deux du secteur bancaire marocain après Attijariwafa bank, de s’implanter dans la partie anglophone du continent, et particulièrement en Afrique de l’Est qui constitue un marché très dynamique. La stratégie pour le groupe bancaire est de faire du Rwanda son hub dans cette région pour pouvoir ensuite se déployer sur les autres marchés comme le Kenya, le Burundi, la Tanzanie…, etc.

 

La banque est vraiment décidée à s’affirmer dans la partie anglophone du continent à partir de cette année. Le Nigéria aussi est à l’étude, mais cela va prendre beaucoup plus de temps parce que ce marché est compliqué et nécessite un business model très particulier. « Nous sommes dans un processus d’acquisition dans plusieurs pays », a fait remarquer Kamal Mokdad, le nouveau directeur général en charge de la Banque à l’international au sein du groupe bancaire. Et, Mohamed Benchaâboun, président-directeur général de la Banque Centrale Populaire, de renchérir en soulignant que 100 millions de dollars ont été injectés dans le groupe en 2016 pour renforcer son assise financière, afin de lui permettre de réaliser ses ambitions. « Oui nous sommes intéressés par l’Afrique de l’Est. Les pays comme le Rwanda, le Kenya, la Tanzanie, constituent pour nous un champ d’action stratégique», a détaillé Kamal Mokdad.

 

Bonnes performances à fin 2016 

Mais, pour le moment, la BCP ne vise pas une expansion tous azimuts en Afrique de l’Est. La priorité du groupe bancaire à court et à moyen terme est surtout de consolider la présence de sa filiale ABI (Atlantic Business International) dans la zone CEDEAO (Afrique de l’Ouest). ABI couvre déjà totalement les huit pays de l’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine), et son ambition est de s’étendre aux autres pays de la région. En Afrique subsaharienne, la BCP n’entend pas seulement être un acteur bancaire. C’est pour cela d’ailleurs qu’elle a commencé à élargir son champ d’action, notamment en Afrique de l’Ouest. Dans ce sens, le groupe bancaire s’est aussi lancé dans le secteur des assurances avec l’acquisition, en 2015, de quatre sociétés d’assurance dans la Vie et la Non-Vie en Côte d’Ivoire (Atlantique Assurance Côte d’Ivoire et Atlantique Assurance Vie Côte d’Ivoire) et au Togo. A travers sa filiale ABI, la banque marocaine envisage de devenir un acteur complet dans les services financiers. Soulignons que la BCP dispose également d’une filiale œuvrant dans la microfinance dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest. Il s’agit de AMIFA (Atlantic Microfinance for Africa) qui est la holding (disposant du statut Casablanca Finance City) qui va porter ses ambitions dans ce secteur. AMIFA, qui a déjà démarré ses activités en Côte d’Ivoire et au Mali, devrait commencer au Sénégal, en Guinée dans quelques mois, puisqu’elle a déjà reçu son agrément dans ces deux pays. En ce qui concerne les résultats financiers du groupe à fin 2016, on note une bonne performance, avec la quasi-totalité des indicateurs au vert. BCP affiche donc un produit net bancaire ayant augmenté de 310 millions de DH. Le Résultat Net Part du Groupe (RNPG) de la BCP s’est inscrit en hausse de 5,3% pour s’établir à plus de 2,6 milliards de DH. Cette progression des principaux indicateurs s’explique par la croissance soutenue des activités de la Banque de Financement et d’Investissement (8%), et par la Banque à l’International (6%), a expliqué le groupe. Cette bonne dynamique, portée par la stratégie « Elan 2020 » qui vise une croissance durable pour le groupe tant au Maroc qu’à l’international, devrait se poursuivre en 2017.

 

MAROC : La BCP Finalise l’Acquisition de Bank of Kigali

L’annonce officielle de l’acquisition de Bank of Kigali par la Banque Centrale Populaire devrait se faire dans les prochains mois ou en tout cas avant la fin de 2017. Par Roland Amoussou


Le groupe bancaire marocain Banque Centrale Populaire

Déjà très présente en Afrique de l’Ouest, la BCP pose ses valises au Rwanda. Le groupe bancaire marocain est, en effet, en train de finaliser un accord d’acquisition dans le pays de Paul Kagamé. Les négociations sont déjà très avancées selon nos informations. L’annonce officielle de l’acquisition de Bank of Kigali par la Banque Centrale Populaire devrait se faire dans les prochains mois ou en tout cas avant la fin de 2017.

Cette nouvelle acquisition va permettre à la BCP, numéro deux du secteur bancaire marocain après Attijariwafa bank, de s’implanter dans la partie anglophone du continent, et particulièrement en Afrique de l’Est qui constitue un marché très dynamique. La stratégie pour le groupe bancaire est de faire du Rwanda son hub dans cette région pour pouvoir ensuite se déployer sur les autres marchés comme le Kenya, le Burundi, la Tanzanie…, etc.

La banque est vraiment décidée à s’affirmer dans la partie anglophone du continent à partir de cette année. Le Nigéria aussi est à l’étude, mais cela va prendre beaucoup plus de temps parce que ce marché est compliqué et nécessite un business model très particulier. « Nous sommes dans un processus d’acquisition dans plusieurs pays », a fait remarquer Kamal Mokdad, le nouveau directeur général en charge de la Banque à l’international au sein du groupe bancaire. Et, Mohamed Benchaâboun, président-directeur général de la Banque Centrale Populaire, de renchérir en soulignant que 100 millions de dollars ont été injectés dans le groupe en 2016 pour renforcer son assise financière, afin de lui permettre de réaliser ses ambitions. « Oui nous sommes intéressés par l’Afrique de l’Est. Les pays comme le Rwanda, le Kenya, la Tanzanie, constituent pour nous un champ d’action stratégique», a détaillé Kamal Mokdad.

Bonnes performances à fin 2016

Mais, pour le moment, la BCP ne vise pas une expansion tous azimuts en Afrique de l’Est. La priorité du groupe bancaire à court et à moyen terme est surtout de consolider la présence de sa filiale ABI (Atlantic Business International) dans la zone CEDEAO (Afrique de l’Ouest). ABI couvre déjà totalement les huit pays de l’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine), et son ambition est de s’étendre aux autres pays de la région. En Afrique subsaharienne, la BCP n’entend pas seulement être un acteur bancaire. C’est pour cela d’ailleurs qu’elle a commencé à élargir son champ d’action, notamment en Afrique de l’Ouest. Dans ce sens, le groupe bancaire s’est aussi lancé dans le secteur des assurances avec l’acquisition, en 2015, de quatre sociétés d’assurance dans la Vie et la Non-Vie en Côte d’Ivoire (Atlantique Assurance Côte d’Ivoire et Atlantique Assurance Vie Côte d’Ivoire) et au Togo. A travers sa filiale ABI, la banque marocaine envisage de devenir un acteur complet dans les services financiers. Soulignons que la BCP dispose également d’une filiale œuvrant dans la microfinance dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest. Il s’agit de AMIFA (Atlantic Microfinance for Africa) qui est la holding (disposant du statut Casablanca Finance City) qui va porter ses ambitions dans ce secteur. AMIFA, qui a déjà démarré ses activités en Côte d’Ivoire et au Mali, devrait commencer au Sénégal, en Guinée dans quelques mois, puisqu’elle a déjà reçu son agrément dans ces deux pays. En ce qui concerne les résultats financiers du groupe à fin 2016, on note une bonne performance, avec la quasi-totalité des indicateurs au vert. BCP affiche donc un produit net bancaire ayant augmenté de 310 millions de DH. Le Résultat Net Part du Groupe (RNPG) de la BCP s’est inscrit en hausse de 5,3% pour s’établir à plus de 2,6 milliards de DH. Cette progression des principaux indicateurs s’explique par la croissance soutenue des activités de la Banque de Financement et d’Investissement (8%), et par la Banque à l’International (6%), a expliqué le groupe. Cette bonne dynamique, portée par la stratégie « Elan 2020 » qui vise une croissance durable pour le groupe tant au Maroc qu’à l’international, devrait se poursuivre en 2017.