Le discours du représentant adjoint des États-Unis au commerce extérieur, C.J. Mahoney, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du Forum de la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA) de 2019. Source Ambassade des EU.





Les changements survenus en Afrique et au niveau des politiques commerciales mondiales depuis l’adoption de l’AGOA en 2000 ont été profonds

Bonjour monsieur le président Ouattara, mesdames et messieurs les ministres et chefs de délégation des pays partenaires de l’AGOA, secrétaires généraux et commissaires des communautés économiques régionales et de l’Union africaine, membres de notre délégation du Congrès, mes collègues du gouvernement des États-Unis, délégués et invités, bienvenue à la 18ème conférence ministérielle de l’AGOA.

C’est un plaisir d’être ici en Côte d’Ivoire et j’aimerais commencer tout d’abord par vous faire part des regrets de l’ambassadeur Lighthizer qui ne pourra pas assister à la cérémonie. Il était très impatient de participer à son troisième Forum de l’AGOA, mais n’a malheureusement pas pu faire le déplacement cette année. Il a toutefois tenu à ce que je vous souhaite chaleureusement la bienvenue en son nom et que je vous transmette ses vœux pour une réunion fructueuse.

Les changements survenus en Afrique et au niveau des politiques commerciales mondiales depuis l’adoption de l’AGOA en 2000 ont été profonds. L’Afrique est aujourd’hui plus prospère, plus développée et plus interconnectée avec l’économie mondiale que jamais auparavant. L’Afrique compte parmi les économies dont la croissance est la plus rapide au monde, ce qui a permis l’expansion rapide d’une classe moyenne. Le lancement récent de l’Accord de libre-échange continental africain en mai dernier est une réalisation remarquable. Nous félicitons l’Union africaine et ses États membres pour ces accomplissements.

La ZLECA jette les bases d’une plus grande compétitivité, d’une diversification des échanges et d’une croissance économique accrues. L’AGOA œuvre depuis vingt ans en faveur des mêmes objectifs, la réduction des obstacles au commerce et à l’investissement, le renforcement de la compétitivité et la facilitation des investissements, la diversification des échanges et l’aide aux pays pour progresser dans la chaîne de valeur. Les États-Unis ont joué un rôle important sur la voie de la réalisation des objectifs d’intégration régionale de l’Afrique au cours de notre longue histoire de renforcement des capacités commerciales sur le continent.

J’ai le plaisir d’annoncer que les États-Unis et l’Union africaine vont s’associer pour faciliter les négociations en cours et la mise en œuvre de la ZLECA. Après mon allocution, j’invite le commissaire au Commerce de l’UA à se joindre à moi pour signer une déclaration commune qui prend acte de l’engagement des États-Unis en faveur de la ZLECA, et à veiller à ce qu’elle atteigne son plein potentiel. J’ai hâte d’en apprendre davantage au cours des réunions d’aujourd’hui sur l’accord et sur la manière dont nous pouvons travailler ensemble pour contribuer à sa réussite.

Enfin, j’aimerais insister sur l’importance du thème du Forum de cette année : « L’AGOA et l’avenir : un nouveau paradigme pour guider le commerce et les investissements entre les États-Unis et l’Afrique ». Il est temps de jeter les bases d’un partenariat encore plus étroit en matière de commerce et d’investissement. Pour leur part, les États-Unis ont présenté diverses nouvelles initiatives qui feront l’objet de discussions au cours des deux prochains jours. La combinaison des promesses de la ZLECA et de ces nouvelles initiatives américaines nous aidera à maximiser le potentiel du commerce entre les États-Unis et l’Afrique.

Nous avons la possibilité de promouvoir de nouvelles initiatives tournées vers l’avenir et une vision pour l’avenir du commerce entre les États-Unis et l’Afrique. Bien que nous restons attachés à l’AGOA, il existe des limites à ce qu’un programme de préférences commerciales unilatéral peut réaliser. Nous espérons que des accords de libre-échange durables et réciproques avec les États-Unis se révèleront à terme les vecteurs des investissements souhaités par de nombreux pays africains. Nos accords de libre-échange contribuent à la sécurité juridique nécessaire aux investissements du secteur privé, et nous avons apprécié l’intérêt pour un accord de libre-échange avec les États-Unis dont beaucoup d’entre vous ont fait preuve.

Merci à tous pour votre présence. C’est avec plaisir que je vous donnerai plus de détails lors de la première séance plénière avant de poursuivre la conversation au cours des prochains jours.