Selon Rwangombwa, « le pourcentage de la dette chinoise par rapport à la dette totale de l’Afrique ne peut pas être considéré comme un problème pour le continent». Par François Saint-Sauveur





Le président de l’Association des banques centrales africaines (ABCA), John Rwangombwa, a indiqué, lors d’une conférence de presse au Rwanda, clôturant un débat sur le « tapage autour de la dette chinoise envers les pays africains », que cette question est «sans fondement».

Egalement gouverneur de la Banque centrale du Rwanda, ce responsable estime que « le pourcentage de la dette chinoise par rapport à la dette totale de l’Afrique ne peut pas être considéré comme un problème pour le continent».

Pour lui, il est «bon d’emprunter, y compris à l’étranger», mais a-t-il suggéré les pays africains «doivent investir dans de bons projets, qui permettent à l’économie de générer des devises, ce qui les aide à rembourser leur dette».

«Il est conseillé d’emprunter au niveau national pour réduire les risques de change, mais l’Afrique est confrontée à un déficit de financement », a-t-il poursuivi.

Le débat sur le « tapage autour de la dette chinoise envers les pays africains » était tenu dans le cadre d’une série de réunions organisées du 28 juillet au 1er août à Kigali, à l’initiative de l’ABCA, sous  le thème «Augmentation de la dette souveraine africaine : les implications pour la politique monétaire et la stabilité financière».

Ces rencontres ont enregistré la présence de 400 participants, dont des gouverneurs et de hauts responsables des banques centrales africaines, des décideurs de la politique économique nationale, des acteurs du secteur financier, et des représentants des communautés économiques régionales africaines.

Lors d’une séance plénière d’un symposium portant sur les «Stratégies de gestion de la dette souveraine africaine : leçons tirées d’expériences régionales et internationales», Donald Kaberuka, ancien président de la Banque africaine de développement, a fait savoir que «le fait que la dette en Afrique ait augmenté n’est pas un phénomène unique au continent, mais un phénomène mondial qui nécessite une gestion globale».