Trois quarts des Africains n’ont pas accès à internet. Un constat que regrette le fonds d’investissement panafricain Africa50. Par Mohamed Amine Hafidi




Africa50.a lancé un challenge dont le but est de réduire la fracture numérique en Afrique et faire d’internet l’un des catalyseurs d’émergence du continent.

La plateforme d’investissement Africa50 a lancé, depuis le Rwanda, la première édition de son défi Africa50 Innovation Challenge. L’annonce a eu lieu lors du sommet Transform Africa 2019 qui s’est tenu à Kigali du 14 au 17 mai.

Il s’agit d’un défi ouvert aux développeurs, ingénieurs et entrepreneurs dans le secteur des IT. Ils ont jusqu’au 8 septembre 2019 pour présenter leurs candidatures sur la plateforme virtuelle du défi. Les candidatures doivent porter sur des solutions innovantes qui répondent à la problématique d’accès à l’internet haut débit dans les régions mal desservies par cette technologie en Afrique.

Les solutions retenues recevront des prix en espèces et/ou bénéficieront d’un financement de développement de leur projet.

Pour cette première édition, les projets seront déployés au Rwanda en tant que pays pilote, avec l’objectif d’étendre le challenge à d’autres pays africains.

En lançant ce défi, Africa50 touche à une problématique majeure du continent : l’accès à internet. Malgré les avancées numériques de certains pays, des disparités criantes persistent. Dans l’ensemble, les trois quarts des Africains n’ont toujours pas accès à internet, un constat alarmant, puisque cette population est exclue d’un des meilleurs accès au savoir, aux services sociaux et aux opportunités économiques, regrette la plateforme panafricaine Africa50.

«Nous sommes déterminés à contribuer au développement de notre continent en répondant à ces défis. La connectivité internet est un facteur clé de la croissance inclusive, à condition qu’elle soit accessible, abordable, facile à utiliser et adaptée aux besoins des utilisateurs. Ce nouveau challenge que nous lançons est une véritable opportunité pour nous et le continent et nous sommes prêts à collaborer avec les investisseurs et innovateurs, tout en contribuant à un meilleur dialogue entre l’écosystème entrepreneurial et les régulateurs et gouvernements», a déclaré, lors du lancement du challenge, Carole Wainaina, directrice des opérations d’Africa50.